Loup à crinière

Chrysocyon Brachyurus

 

loup à crinière

Le saviez-vous ?

Le loup à crinière dégage une odeur très particulière… et facilement reconnaissable ! Des études ont montré que son urine contient des composés chimiques appelés « hémiterpénoïdes » et « pyrazines », responsables d’une forte odeur proche de celle du cannabis. Comme il marque son territoire en urinant, impossible de passer à côté sans le remarquer !

Caractéristiques, mode de vie et habitat

Le loup à crinière vit dans les steppes, les prairies et les savanes à hautes herbes d’Amérique du Sud, notamment dans le Cerrado brésilien. Ses longues pattes, disproportionnées à première vue, sont en réalité une parfaite adaptation : elles lui permettent de voir au-dessus des herbes hautes pour repérer ses proies.
Omnivore, il se nourrit aussi bien de petits animaux (rongeurs, oiseaux, reptiles) que de fruits, notamment la lobeira, surnommée « fruit du loup ». Contrairement à son nom, il n’est ni un loup véritable ni un renard, mais une espèce unique à mi-chemin entre les deux.

Pacho et Pedro

Nos deux loups à crinière, Pacho le plus jeune et Pedro le plus âgé, vivent paisiblement au Zoo de Bordeaux Pessac. Les soigneurs pratiquent avec eux des séances de « training » — de petits exercices comme se dresser sur la grille ou passer une patte dessous. Ces moments d’interaction leur permettent de se divertir tout en facilitant le suivi de leur état de santé sans stress.

Pourquoi sont-ils menacés ?

Statut UICN : Quasi menacée
Le loup à crinière voit son habitat naturel disparaître peu à peu, principalement à cause de la déforestation et de l’expansion des terres agricoles. Les collisions avec les véhicules et les maladies transmises par les chiens domestiques représentent également des menaces sérieuses pour cette espèce emblématique d’Amérique du Sud.